ateliersartistescontemporains

Mardi 27 septembre 2011 2 27 /09 /Sep /2011 15:27

       Festival d'art contemporain dans les Alpilles - APART

                                     du 7 juillet au 17 août 

2e édition du Festival APART fondé par Leïla Voight, commissaire générale.

 

 

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Claude Viallat - Domaine de Dalmeran, Saint-Etienne-du-Grès        

volet 1 : les propositions in situ

Nicolas Alquin, Grimanesa Amoros, Frédéric Beaufils, Ben, Jean-Pierre Bertrand, Etienne Bossut, Philippe Cazal, Jean-Marc Cerino, Miguel Chevalier, Emilie Collet, Jean Daviot, Roseline Delacour, Marie Denis, Jean-Jacques Dournon, Antonio Ferrera, Corine Ferté, Pablo Garcia, Frédérique Gautron, Estelle Jourdain, Suzy Lelièvre, Olga Luna, Stefan Nikolaev, Jean-Michel Othoniel, Yazid Oulab, Jean-Luc Parant, Claudio Parmiggiani, Noël et Clotilde Pasquier, Fred Périé, Agnieszka Podgorska, Pablo Reinoso, Jacques Salles, Paca Sanchez, Raphaël Scorbiac, Barbara Segal, Tony Soulié, Didier Taillandier, Didier Tallagrand, Heiner Thiel, Ma-Tsélin, Matthew Tyson, Françoise Vergier, Claude Viallat, Kimiko Yoshida                                 

Edito de Christine Blanchet, commissaire déléguée du Festival APART 2011, publié dans le numéro spécial de la revue Art Absolument           

  

« Le poète n’oublie jamais les chemins de son voyage » Heidegger

En ce début de 21e siècle, la conscience collective reste hantée par le mythe de l’artiste maudit, l’éternel incompris vivant en marge de la société. L’artiste est certes un être à part, mais c’est justement par sa différence et sa sensibilité qu’il nous donne à voir le monde autrement. Durant six semaines, par leur intervention et par leur présence, près d’une centaine d’artiste « nous » offre des moments inédits sur le territoire des Alpilles allant à l’encontre même de la dite légende.

La proposition de Didier Tallagrand, In Alpillis Loci , nous introduit d’emblée au cœur du sujet. Ses panneaux photographiques déployés sur chaque lieu du Festival « nous » invitent à une déambulation imagée par sa vision du paysage qui porte d’abord à l’interrogation puis au rêve et à la surprise des œuvres à découvrir in situ. De fait, la magie du Festival tient aussi aux espaces dans lesquels les artistes se greffent : des chapelles, des jardins, des places, des maisons historiques ou encore une carrière d’époque romaine. Ils y ont mis « leur œil » afin d’en restituer chacun avec leur démarche, le génie du lieu. Ainsi, Jean-Pierre Bertrand est tombé en connivence avec la chapelle Saint-Gabriel, à Tarascon, dans laquelle il crée une installation inédite avec le volume de l’édifice utilisé comme médium. Jean-Luc Parant met en résonance son œuvre avec l’histoire de la chapelle Jean de Renaud, à Saint-Rémy-de-Provence. Au cloître des cordeliers à Tarascon, Yazid Oulab suspend son clou tandis que Jean-Marc Cerino met en scène sa série de toiles Les racontés. Sur la route des Baux-de-Provence, la bâche monumentale de Kimiko Yoshida nous surprend au milieu des rochers avec sa symphonie de Klein, tandis que sur les places saint-rémoises, nous découvrons les œuvres éphémères de Matthew Tyson, Philippe Cazal et Jacques Salles. Etc, etc.

Pour le Festival APART, l’approche de l’art contemporain doit être vivante, et tout est mis en place pour venir à la rencontre des artistes et appréhender au mieux leur œuvre et leur mécanisme de création. Pour cela, un programme ponctue le rythme du festival avec des rendez-vous artistiques étonnants, des discussions, des lectures ou encore deux nuits APART avec des performances et des projections vidéos.

Pour cette seconde édition, en partenariat avec les écoles d’art d’Avignon et de Marseille, le Festival APART s’engage auprès de jeunes artistes qui se sont vus confier des cabanes de foire. Un défi qui révélera sans aucun doute la création de demain.C.B

 


 

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Jean-Pierre Bertrand, chapelle Saint-Gabriel, Tarascon                                                                                                      

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Heiner Thiel, château des Alpilles, Saint-Rémy-de-Provence
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Françoise Vergier, château de Roussan, Saint-Rémy-de-Provence
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Installation de Matthew Tyson, hôtel de ville de Saint-Rémy-de-Provence

 

volet 2 et d'autres photos du Festival 2011 à suivre prochainement ....

Par Christine Blanchet - Publié dans : ateliersartistescontemporains
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Dimanche 4 octobre 2009 7 04 /10 /Oct /2009 17:55

exposition du 1er juillet au 11 octobre 2008 à Angle art contemporain
commissaire de l'exposition : Christine Blanchet

appel à peinture

L’exposition de Claude Rutault à l’espace Angle, sa première dans la Drôme provençale, reste une proposition de ses réflexions et de ses interrogations sur la peinture et de son évolution dans l’histoire. Quelques mois précédents l'exposition, l’artiste avait lancé un appel à peinture en proposant de repeindre les oeuvres des habitants de la région. Dix-huit personnes ont accepté de lui confier des toiles et des dessins.

.   claude rutault devant les toiles des prêteurs 

         
                        vue de l'exposition


extrait du texte de Christine Blanchet : Claude Rutault annonce la couleur

 

Repeindre
A l’origine d’appel à peinture, il y a la définition/méthode 208 bis. qui consiste pour Claude Rutault de repeindre toutes ses œuvres antérieures à 1973, soit celles produites avant l’invention de la première d/m. Si ce travail de recouvrement est toujours en cours de réalisation, l’artiste en propose à l’espace Angle art contemporain une extension dans laquelle notre rapport à l’œuvre d’art est une nouvelle fois mis à l’épreuve.

Repeindre ses propres œuvres implique d’effacer ses propres images, et cet acte, loin d’être anecdotique, replace à chaque fois Claude Rutault dans sa propre histoire « voire dans la préhistoire de son histoire »[1]. Un face à face auquel il lui a fallu quelques années pour franchir le pas, car à la seule écriture de cette proposition intitulée Repeindre les réactions avaient suscité déjà quelques interrogations sur une telle posture perçue avant tout comme iconoclaste, briseuse d’images. Or, rappelons qu’à l’énonciation de la première d/m, une toile peinte de la même couleur que le mur[2], toute idée de représentation avait ainsi été éliminée, et que depuis ces décennies, le travail de l’artiste consiste à « tirer toutes les conséquences » de celle-ci. De cette façon, la d/m 208 bis. est appréhendée comme une étape[3] dans laquelle restent engagés les fondements de ses problématiques et de ses questionnements sur l’image et sa place dans notre société, la question de la peinture, la prise en charge de l’œuvre et de sa mise en exposition, etc.

Si effacer les images « des autres » induit forcément d’établir ou de rétablir une certaine distance avec son travail, appel à peinture pourrait alors apparaître comme une respiration ou une parenthèse dans ce work in progress. Sous l’apparence d’une proposition alléchante, celle « de dépoussiérer de vieilles peintures oubliées dans un grenier, de remettre dans l’actualité une toile ayant perdu tout intérêt ou de transformer une croûte en un authentique chef-d’œuvre », l’artiste pose les conditions du statut d’une œuvre en devenir dans un monde où la tendance est de tout sauvegarder et archiver.  (...)


[1] Expression de Christian Bernard, conférence au MAMCO, le 4 avril 2006, Genève.

[2] d/m 1. toile à l’unité, 1973.

[3] Claude Rutault in La peinture fait des vagues, catalogue de l’exposition au musée de Brest, Paris, éditions des Cendres, 2007p. 1747

Appel à peinture, catalogue

Edité aux éditions des Cendres - 2008 - 24pages

Textes de Christine Blanchet et de Claude Rutault .


      vitrine extérieure
  marelle au sol - 
     estampe éditée par Imprints- Matthew Tyson
                                                            

Conférence par Marc Chauveau
Du chaos au silence visuel, l’église de Saint-Prim créée par l’artiste Claude Rutault

samedi 20 septembre 2008 à 15h

 

Dans le cadre de la présentation de l'exposition consacrée à Claude Rutault, Christine Blanchet a organisé une conférence du frère Marc Chauveau sur l’église paroissiale de Saint-Prim qui se trouve près de Vienne et qui a été entièrement créée par l’artiste. Il s’agit d’une importante commande publique menée par la DRAC Rhône-Alpes entre 1999 et 2007. La conférence s’est inscrite dans la thématique nationale des Journées Européennes du Patrimoine, Patrimoine et création.


christine blanchet, claude rutault, marc kopilov,
marc chauveau

Par Christine Blanchet-Vaque - Publié dans : ateliersartistescontemporains
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Vendredi 25 septembre 2009 5 25 /09 /Sep /2009 16:23

du 15 novembre 2008 au 22 février 2009

Cette exposition a eu lieu à angle art contemporain et a réuni 14 artistes très différents sur le thème du dessin. Le projet de l'exposition a été préparé au sein de l'ancien comité artistique d'angle qui réunissait Danièle Orcier Didier Tallagrand, Isabella Oulton, Jean-Marc Cerino et Christine Blanchet. Une sélection d'artistes et d'oeuvres émanant de chacune de ces personnalités a donc abouti à la réunion de ces 14 artistes : Pierre Arnaud, Stéphane Belzère, Jean-Marc Cerino, Carole Challeau, Marie Denis, Pablo Garcia, Nicolas Gasco, Gilles Gerbaud, Richard Monnier, Danièle Orcier, Didier Petit, Yves Reynier, Paul Vergier, Simon Zagari.  

L’exposition avait pour objectif d’interroger les multiples approches du dessin. C'est à travers une véritable déambulation dans l’espace que la découverte des oeuvres a été proposée : des dessins sur papiers de Nicolas Gasco ou de Paul Vergier, sur verres de Jean-Marc Cerino, sur films transparents de Stéphane Belzère, les collages d’Yves Reynier, la boîte à estampes de Marie Denis, des vidéos de Richard Monnier, des photographies « dessinées » de Gilles Gerbaud et de Simon Zagari ou encore le dessin en fibres optiques conçu par Carole Challeau. Les artistes, Pablo Garcia, Pierre Arnaud, Didier Petit et Carole Challeau, ont investi les espaces extérieurs (les vitrines) et intérieurs en créant des œuvres originales tandis que durant le temps de l’exposition, Danièle Orcier a proposé un dessin « en devenir ». De cet ensemble,  de nombreuses thématiques se sont dégagées comme la question de l’espace, du corps, de la mémoire, etc.

Je propose de découvrir une sélection de ces oeuvres. Pour voir l'ensemble, voir le site d'angle où vous retrouverez le guide du visiteur : 
 

 
Carole Challeau - Voile - Dessin de lumière 
tissage en fibre d'optique, réalisation ent. Blachère, Apt, 2008.
Réalisé dans le cadre de sa résidence à Apt, l’œuvre lui a été inspirée par la découverte de la crypte et de son trésor de la cathédrale et plus précisément par celle du voile de sainte Anne.



Marie Denis La boite à estampes                                                    
Herbier fax et boite à estampe (Coproduction Chambre avec Vue, Kamila Régent, Saignon-en-Lubéron; 2008) - Divers types de feuilles fraîches (acanthe, mimosa, cyprès, olivier, laurier, variétés tropiales, plumes) passées au fax Philips HFC 22, chaque fax 21x29.7) 



Pierre Arnaud devant son installation.



Jean-Marc Cerino devant

Figures de fragilité
Dessins réalisés d’après des autoportraits exécutés par des détenus en maison d’arrêt dans le cadre d’ateliers et de résidences d’artiste. huile sur verre, 2007/2008, 37x30 cm chaque

Simon Zagari 

Sans titre
dessin photographique contre-collé sur aluminium 80 x 57 cm 2006




Gilles Gerbaud
Hangar J3 (port autonome de Marseille), 1997
Tirage baryté contrecollé sur aluminium, 100 x 80 cm. Courtesy Galerie Françoise Paviot
et Le poulailler, 2005, feutre acrylique sur papier recyclé, 32 x 32 cm (série)
Par Christine Blanchet-Vaque - Publié dans : ateliersartistescontemporains
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Vendredi 18 septembre 2009 5 18 /09 /Sep /2009 16:21

Un atelier à ciel ouvert - 2008/2009

 
Durant près d'une année, j'ai suivi et coordonné le projet du jardin d'Emmanuel Louisgrand à Saint-Paul-Trois-Châteaux.

Invité par Didier Tallagrand dans le cadre de l'exposition Lieux mis en Culture qui a eu au printemps 2008 à Angle art contemporain, Emmanuel Louisgrand a investi un jardin clôturé par un mur en pierres qui faisait partie des vieux jardins vivriers provençaux. A proximité du centre ville, l’artiste est venu régulièrement travailler dans cet espace où il lui est arrivé d’accueillir les curieux qui l’interrogaient sur la structure métallique, signe fort de sa présence artistique et qui était dans la continuité architecturale du cabanon au fond du jardin.
La grande force de l'artiste est son adaptation aux contraintes que de tels projets imposent, et comme pour chaque jardinier, avoir la patience d’attendre que la nature fasse aussi son travail. Au jardin du Resseguin, l’artiste a intégré, en parfaite harmonie avec son environnement, l’empreinte artistique du XXIe siècle.




Un artiste jardinier

Né en 1969, après des études aux Beaux-Arts de Lyon, cest dans les jardins ouvriers de Saint-Étienne que sa démarche artistique a pris naissance. Depuis Emmanuel Louisgrand a imposé sa conception artistique du jardin comme ceux de Lyon à L'îlot d’Amaranthes ou dans la Mégaphorbiaie de Gerland. Depuis 2005, il multiplie ses interventions comme à l'Ecole Nationale Supérieure du Paysage à Versailles, mais aussi dans d’autres écoles d’art à travers la France, Lorient, Annecy, etc.  D’une façon générale, son travail s’effectue dans un espace public dans lequel il fait évoluer ses œuvres et auxquelles il associe des végétaux qui apportent la dimension  temporelle.

 



voir le site www.angle-art.fr et le projet Lieux mis en culture.

Christine Blanchet

Par Christine Blanchet-Vaque - Publié dans : ateliersartistescontemporains
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Mercredi 6 février 2008 3 06 /02 /Fév /2008 16:47
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Linda Sanchez
S’il y a des moucherons, c’est qu’il doit y avoir des araignées
 
Exposition du 30 octobre au 15 décembre 2007 à Angle art contemporain à Saint-Paul-Trois-Châteaux.
Dans le cadre des Galeries Nomades avec l’Institut d’art contemporain Villeurbanne-Lyon.
 
 
Dès l’entrée de l’exposition, l’artiste présente un « relevé » de la ville de Saint-Paul-Trois-Châteaux sous la forme d’un dessin monumental, Une heure autour d’Angle, ainsi que d’une vidéo emblématique de ses préoccupations liées à la spatialisation mentale. C’est à partir de ces points d’ancrage que l’ensemble des œuvres se déroule dans les différents étages des salles d’exposition.
Le travail de cette artiste prend des formes variées (dessin, vidéo, sculpture, installation, performance) : ces productions sont toutefois « reliées » par les textes, notes et archives qui les documentent presque systématiquement. A partir d’un environnement domestique, Linda Sanchez expérimente des bricolages et combinatoires de matériaux, d’objets et de gestes du quotidien. Elle consigne des observations et hypothèses, elle élabore des protocoles, relançant et modifiant sans cesse ces opérations de construction / déconstruction. Dans un rapport très physique à son travail, elle poursuit ainsi une démarche proche dans ses modalités de celles d’un chercheur scientifique. Cette dimension empirique, qui privilégie une pratique méthodique et une activation constante du regard, s’articule avec une dimension conceptuelle qui traque quant à elle le procédé et l’énonciation.
(texte de présentation IAC - Angle) 

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Née en 1983 à Thonon-les-Bains (Haute-Savoie), Linda Sanchez vit à Lyon, après avoir obtenu le DNSEP à l’Ecole d’Arts d’Annecy en 2006.
Par Christine Blanchet-Vaque - Publié dans : ateliersartistescontemporains
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