(texte de présentation IAC - Angle)
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Actuellement, Carole Challeau poursuit une résidence d'artiste à Monteux dans le Vaucluse. Durant des mois, elle s'est plongée au coeur de l'histoire de la ville marquée par des personnalités comme saint Gens, le Dr Gibon qui a voué sa vie aux miséreux ou encore la cantatrice Rosa Bordas .
Avec la finesse d'esprit qui la caractérise, Carole Challeau a exploré ce territoire afin d'en restituer une mémoire, une mémoire transfigurée par son regard d'artiste. Son exposition est conçue comme un parcours ponctué par des oeuvres différentes mais dont la cohérence ne fait nul doute. Les racines pourraient être le titre de cette manifestation : on pense à son travail sur les branches, les brindilles mais ici ce sont aussi les racines humaines auxquelles elle fait allusion : "Des enchevêtrements de racines, de lianes, de veines, sortent de ramifications symboliques toujours en expansion créant de nouveaux liens, débordant même de la silhouette humaine pour se fondre dans l'environnement."
"Peinture murale qui représente un arbre de vie gigantesque : il peut faire référence à un système veineux comme à un ceps de vigne, en écho à la miraculeuse source de vin de Saint-Gens."
On note ici le retour à la forme humaine comme les deux dessins à l'encre blanche sur papier rouge ou encore celui grandeur réelle à la mine de plomb sur papier pour piano.
Exposition à découvrir à la MJC de Monteux
Du 25 septembre au 15 décembre 2007
infos : 04 90 66 23 93
Luna Park, huile sur toile, 2006
Les peintures de Paul Vergier ne sont pas « des images justes, mais ce sont juste des images » de paysages habités et transformés par des hommes qui n’apparaissent jamais. Parfois, le peintre nous égare dans des lieux comme la troublante série Luna Park, un parc d’attraction dont les manèges et les décors semblent figés à tout jamais. Il déchire les apparences de notre monde. Si dans les panneaux panoramiques berlinois, Les tas de terre (également titre d’une série peinte en 2005) envahissent les compositions et grignotent par leur présence le paysage de la ville, dans Les labours, nous sommes plongés dans les abîmes de la terre. Mais avant que L’œil tombe, titre de l’exposition d’après une citation du cinéaste Jean-Luc Godard, véritablement dans la terre, entre les deux, la série des Serres établit une sorte transition comme une surface en sommeil.
C.B.-V
Né en 1976, l’artiste a fait ses études à l’école des Beaux-Arts de Marseille où, en dépit de l’air du temps plutôt favorable à l’art vidéo et aux installations, il pratiquait déjà la peinture, son médium de prédilection. Une fois sa formation achevée en 2001, il s’est essentiellement consacré aux voyages et à l’étude des paysages espagnols, corses ou encore suisses et allemands. Depuis 2005, après quatre années passées à Berlin, il est revenu vivre et travailler à Grignan dans le fief familial. Aussi à Angle art contemporain, pour sa première exposition personnelle importante, Paul Vergier a choisi de présenter plusieurs séries de toiles récentes (Paysages berlinois, Les serres, Les labours, Luna Park) qui témoignent de ses différentes approches du paysage.
Mur jaune, huile sur toile, 2005.
A DECOUVRIR :
"L'oeil tombe" peintures de Paul Vergier
exposition à Angle art contemporain à Saint-Paul-Trois-Châteaux (26)
jusqu'à la fin août 2007.
du mardi au samedi de 15h à 19h
place des arts Saint-Paul-Trois-Châteaux 04 75 04 73 03
Estelle Jourdain vit et travaille à Cabannes (13) près d'Avignon. Ses médiums de prédilection sont la sculpture et la photographie.
Ici, la sculpture au premier plan s'intitule "entre la terre et le ciel... elle tisse" (2003). Composée de métals et de fils, l'oeuvre en lévitation nous étonne par la délicatesse de sa réalisation mais cet équilibre qui semble "fragile" n'est qu'apparent. Les sculptures d'Estelle Jourdain s'articulent autour d'un espace ; leur installation à chaque fois différente établit toujours une relation particulière et intime avec le lieu d'exposition. Elle joue avec les matières comme la parafine et le métal ...
Ces photographies font partie d'une série de six appelée 1 - time, travail réalisé en 2004.
En noir et blanc, ces images révèlent une certaine mélancolie que ce soit les natures mortes ou les paysages de neige. On y retrouve la dimension sculpturale dans la présentation de l'objet photographié.
Duos, série faite en 2005
Estelle Jourdain a exposé ses photographies dernièrement à L'Ami Voyage en Avignon
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