Mercredi 6 février 2008
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Linda Sanchez
S’il y a des moucherons, c’est qu’il doit y avoir des araignées
 
Exposition du 30 octobre au 15 décembre 2007 à Angle art contemporain à Saint-Paul-Trois-Châteaux.
Dans le cadre des Galeries Nomades avec l’Institut d’art contemporain Villeurbanne-Lyon.
 
 
Dès l’entrée de l’exposition, l’artiste présente un « relevé » de la ville de Saint-Paul-Trois-Châteaux sous la forme d’un dessin monumental, Une heure autour d’Angle, ainsi que d’une vidéo emblématique de ses préoccupations liées à la spatialisation mentale. C’est à partir de ces points d’ancrage que l’ensemble des œuvres se déroule dans les différents étages des salles d’exposition.
Le travail de cette artiste prend des formes variées (dessin, vidéo, sculpture, installation, performance) : ces productions sont toutefois « reliées » par les textes, notes et archives qui les documentent presque systématiquement. A partir d’un environnement domestique, Linda Sanchez expérimente des bricolages et combinatoires de matériaux, d’objets et de gestes du quotidien. Elle consigne des observations et hypothèses, elle élabore des protocoles, relançant et modifiant sans cesse ces opérations de construction / déconstruction. Dans un rapport très physique à son travail, elle poursuit ainsi une démarche proche dans ses modalités de celles d’un chercheur scientifique. Cette dimension empirique, qui privilégie une pratique méthodique et une activation constante du regard, s’articule avec une dimension conceptuelle qui traque quant à elle le procédé et l’énonciation.
(texte de présentation IAC - Angle) 

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Née en 1983 à Thonon-les-Bains (Haute-Savoie), Linda Sanchez vit à Lyon, après avoir obtenu le DNSEP à l’Ecole d’Arts d’Annecy en 2006.
Par Christine Blanchet-Vaque - Publié dans : ateliersartistescontemporains
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Lundi 29 octobre 2007

 

Actuellement, Carole Challeau poursuit une résidence d'artiste à  Monteux dans le Vaucluse. Durant des mois, elle  s'est plongée au coeur de l'histoire de la ville marquée par des personnalités  comme saint Gens, le Dr Gibon qui a voué sa vie aux miséreux ou encore la cantatrice Rosa Bordas . 

Avec la finesse d'esprit qui la caractérise, Carole Challeau a exploré ce territoire afin d'en restituer une mémoire, une mémoire transfigurée par son regard d'artiste. Son exposition est conçue comme un parcours ponctué par des oeuvres différentes mais dont la cohérence ne fait nul doute. Les racines pourraient être le titre de cette manifestation : on pense à son travail sur les branches, les brindilles mais ici ce sont aussi les racines humaines auxquelles elle fait allusion : "Des enchevêtrements de racines, de lianes, de veines, sortent de ramifications symboliques toujours en expansion créant de nouveaux liens, débordant même de la silhouette humaine pour se fondre dans l'environnement." 

"Peinture murale qui représente un arbre de vie gigantesque : il peut faire référence à un système veineux comme à un ceps de vigne, en écho à la miraculeuse source de vin de Saint-Gens."

On note ici le retour à la forme humaine comme les deux dessins à l'encre blanche sur  papier rouge ou encore celui grandeur réelle à la mine de plomb sur papier pour piano.

Exposition à découvrir à la MJC de Monteux

Du 25 septembre au 15 décembre 2007

infos : 04 90 66 23 93

Par Christine Blanchet-Vaque - Publié dans : ateliersartistescontemporains
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Lundi 24 septembre 2007
Piolencity, ville mond’ail
15 et 16 septembre 2007
Chapelle des Pénitents et l’église Saint-Pierre à Piolenc
 
 
 
Invité dans le cadre des Journées européennes du patrimoine dont le thème était Les métiers du patrimoine, des hommes et des femmes au service des biens culturels, Didier Tallagrand a choisi d’investir l’église Saint-Pierre et la chapelle des Pénitents à Piolenc. Dans ces édifices, lieux symboliques et témoignages du passé, l’artiste projette l’image d’une ville en devenir. Sa proposition intitulée Piolencity, est une vision « originale » et « insidieuse » de l’évolution de la ville et de son urbanisme qui tend à s’étendre au-delà de son centre historique. Dans ce projet utopique, le village rural d’antan se transforme peu à peu en une ville de plus en plus importante qui se construit avec les hommes et les femmes venus d’ici et d’ailleurs. Ainsi de façon sous-jacente, l’artiste tente de poser un certain nombre de questions comme par exemple celle de l'origine. 
             
            A la chapelle des Pénitents, l'artiste a conçu un diaporama de vues non reconnaissables de Piolencity qui sont en fait des images des villes natales de certains habitants de l’actuel Piolenc et sur lesquelles apparaissent leur date de naissance constituant pour lui : « Des origines floues qui recomposent une communauté villageoise dans sa diversité et par la cadence de défilement proposent une richesse architecturale, culturelle et donc humaine assez éloignée du seul clocher de Piolenc ».  
A l’église Saint-Pierre, l’artiste a présenté une installation au sol, une plaque noire légèrement flottante clairsemée de points lumineux qui se révèle être une vue d’avion de nuit de la ville : « Les points lumineux des éclairages publics reconstituent le tracé des rues et dévoilent le schéma urbain développé en fleur d’ail à partir de l’écusson historique, seule partie conservée de l’actuel Piolenc ».  Cette église, qui en des temps anciens était fille de Cluny, continue donc par sa situation géographique dans le tissu urbain à être un repère incontournable de notre culture et à être au cœur de la vie des hommes.
 
Par Christine Blanchet-Vaque - Publié dans : ateliersartistescontemporains
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Vendredi 17 août 2007

Luna Park, huile sur toile, 2006

 

Les peintures de Paul Vergier ne sont pas « des images justes, mais ce sont juste des images » de paysages habités et transformés par des hommes qui n’apparaissent jamais. Parfois, le peintre nous égare dans des lieux comme la troublante série Luna Park, un parc d’attraction dont les manèges et les décors semblent figés à tout jamais. Il déchire les apparences de notre monde. Si dans les panneaux panoramiques berlinois, Les tas de terre (également titre d’une série peinte en 2005) envahissent les compositions et grignotent par leur présence le paysage de la ville, dans Les labours, nous sommes plongés dans les abîmes de la terre. Mais avant que L’œil tombe, titre de l’exposition d’après une citation du cinéaste Jean-Luc Godard, véritablement dans la terre, entre les deux, la série des Serres établit une sorte transition comme une surface en sommeil.

C.B.-V

 

Né en 1976, l’artiste a fait ses études à l’école des Beaux-Arts de Marseille où, en dépit de l’air du temps plutôt favorable à l’art vidéo et aux installations, il pratiquait déjà la peinture, son médium de prédilection. Une fois sa formation achevée en 2001, il s’est essentiellement consacré aux voyages et à l’étude des paysages espagnols, corses ou encore suisses et allemands. Depuis 2005, après quatre années passées à Berlin, il est revenu vivre et travailler à Grignan dans le fief familial. Aussi à Angle art contemporain, pour sa première exposition personnelle importante, Paul Vergier a choisi de présenter plusieurs séries de toiles récentes (Paysages berlinois, Les serres, Les labours, Luna Park) qui témoignent de ses différentes approches du paysage.

Mur jaune, huile sur toile, 2005.

A DECOUVRIR :

"L'oeil tombe" peintures de Paul Vergier

exposition à Angle art contemporain à Saint-Paul-Trois-Châteaux (26)

jusqu'à la fin août 2007.

du mardi au samedi  de 15h à 19h

 

place des arts  Saint-Paul-Trois-Châteaux

04 75 04 73 03 

 www.angle-art.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Christine Blanchet-Vaque - Publié dans : ateliersartistescontemporains
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Lundi 25 juin 2007

 

Estelle Jourdain vit et travaille à Cabannes (13) près d'Avignon. Ses médiums de prédilection sont la sculpture et la photographie.

Ici, la sculpture au premier plan s'intitule "entre la terre et le ciel... elle tisse" (2003). Composée de métals et de fils, l'oeuvre en lévitation nous étonne par la délicatesse  de sa réalisation mais cet équilibre qui semble "fragile" n'est qu'apparent. Les sculptures d'Estelle Jourdain s'articulent autour d'un espace ; leur installation à chaque fois différente établit toujours une relation particulière et intime avec le lieu d'exposition. Elle joue avec les matières comme la parafine et le métal ...

 

          

 

 

 

Ces photographies font partie d'une série de six appelée 1 - time, travail réalisé en 2004.

 

En noir et blanc, ces images révèlent une certaine mélancolie que ce soit les natures mortes ou les paysages de neige. On y retrouve la dimension sculpturale dans la présentation de l'objet photographié.

 

 

 

 Duos, série faite en 2005

 

 

Estelle Jourdain a exposé ses photographies dernièrement à L'Ami Voyage en Avignon

 

Par Christine Blanchet-Vaque - Publié dans : ateliersartistescontemporains
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