Vendredi 19 janvier 2007

 

Les oeuvres de Carole Challeau se déclinent par l'utilisation de divers médiums : photographies, dessins, cire, verre, etc. Ici, la série des dessins bleus témoignent de la sensibilité de son trait et de son inlassable quête des formes. En puisant essentiellement son inspiration dans la nature, elle nous redonne à voir la beauté et la poésie des éléments naturels.

A propos de son travail, elle dit :
       "J’emprisonne l’air dans des lentilles de verre. A l’intérieur de celles-ci, de fragiles éléments naturels sont en lévitation ou suspension. Je capture des bulles d’air dans la cire lumineuse et sensuelle comme une peau douce et diaphane, fondant sur une plaque de verre. Je fige le feu par la trace d’une flamme de bougie qu’elle laisse en traînée sur les parois de verre."  

Carole Challeau vit et travaille au Pontet près d'Avignon.

L'artiste expose à partir du samedi 25 janvier 2007 à L'ami voyage en compagnie en Avignon jusqu'à la fin mars - 5, rue Prévot - 04 90 82 41 51

Par Christine Blanchet-Vaque - Publié dans : ateliersartistescontemporains
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Mercredi 10 janvier 2007

J'ai rencontré plusieurs fois Georg Ettl durant la réalisation du projet des vitraux pour la collégiale à Romans-sur-Isère, à l'atelier Thomas à Valence où les vitraux ont été conçus ou encore sur place. J'ai enregistré plusieurs entretiens avec l'artiste qui n'ont pas encore été publiés.

Georg Ettl, artiste allemand né en 1940, répond pour la deuxième fois à une commande publique en France. Après avoir travaillé sur le thème « des chevaux » dans la galerie du château d’Oiron dans les Deux-Sévres, il propose une nouvelle lecture de L’Apocalypse. L’artiste n’est pas à sa première intervention dans un lieu de culte, il a peint les murs de l’église Saint-Esprit à Neuss, près de Viersen en Allemagne, s’inspirant des écrits bibliques. Georg Ettl ne se considère pas comme un théologien, sa lecture de L’Apocalypse se veut littérale, il raconte mot par mot l’histoire écrite.
Après avoir passé dix ans à travailler dans l’église de Neuss et près de trois ans à la collégiale Saint-Barnard, il affirme que l’art est sacré par essence ; seul son travail d’artiste lui permet d’investir aussi bien un château qu’une église.

Bibliographie:

Lumières contemporaines - vitraux du XXIe siècle  et architecture sacrée, catalogue d’exposition, édition du centre international du vitrail, 2005, p.90 à 95.

 

Fabienne Dorey in Christine Blanchet-Vaque (sous la direction), Vitraux d’ici, vitraux d’ailleurs, propos d’artistes, Grignan, éd. Complicités, 2001, 77p., p.34 à 37.

 

Par Christine Blanchet-Vaque - Publié dans : ateliersartistescontemporains
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Vendredi 22 décembre 2006
« Ce sera comme quand on rêve et qu'on s'éveille, que l'on se rendort et que l'on rêve encore »
Victor Hugo
 
 

              A l'orée d'un rêve

 
Objet, signe, trace, invisible, révélation, contemplation, infini, grâce, apesanteur, lumière, méditation, sacré, etc., sont les termes régulièrement employés pour évoquer l'oeuvre de Marc Couturier. Aussi, dans les divers articles qui lui sont consacrés, la dimension spirituelle voire « sacrée » de son travail est sans cesse soulignée. Couturier a le « génie du lieu » et ses oeuvres révèlent l'espace dans lequel ses oeuvres  « vivent » pour un temps.  
 
Divers paysages émergent de la surface des tableautins appelés Théâtrini : brise matinale, embruns, ambiance orageuse ou printanière. Le regard des spectateurs se « révèle », car chacun y voit l'évocation d'une atmosphère particulière, d'une histoire à raconter ou une référence picturale à citer.
Ainsi mis en scène, les Théâtrini "flottent" dans l'espace de la boîte dans lesquels ils sont disposés.
 
Les oeuvres de Marc Couturier faites de silence  nous apportent un émerveillement constant à la vie.
.
 
 Bibliographie

Voir le film de Pierre Arnaud L’ORAGE BAT ETERNELLEMENT SUR SA COLLINE, 7mn
sur l’oeuvre de Marc COUTURIER au Monastère Royal de Brou
production: Nanoukfilms

diffusion au couvent de la Tourette dans le cadre du colloque Enrolés pour un morceau d’éternité - l’art contemporain dans les édifices religieux. 19 et 20 novembre 2005.
Avec Christine Blanchet-Vaque, historienne de l’art - Chris Younès, philosophe - Marc Couturier, artiste - Claude Rutault, artiste - Alain Rérat, direction régionale des affaires culturelles - Marc Chauveau,dominicain
Colloque en Résonance avec la Biennale d’art contemporain de Lyon

Par Christine Blanchet-Vaque - Publié dans : ateliersartistescontemporains
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Lundi 11 décembre 2006

En 2004, j'ai rencontré claude rutault à l'église de Saint-Prim où il achevait l'aménagement intérieur du lieu. Tournant décisif dans l'art sacré, la réalisation de cette oeuvre reste quelque peu atypique, car durant cinq années, elle n’a eu de cesse d’évoluer entre les différents protagonistes. Les attentes des paroissiens étaient bien éloignées des propositions de l’artiste, mais le dialogue engagé pour comprendre les besoins des uns et les réflexions de l’autre, a permis de mener à terme cette création.

 L'artiste a privilégié l’aspect roman de l’édifice en supprimant le style néo-gothique du XIXe siècle comme les arcatures artificielles de la voûte, les copies des chapiteaux de la nef ou les peintures. Il a conçu le mobilier liturgique (autel, siège de la présidence, sièges des mariés, tabernacle, ambon), la croix, les vases. Il a également réutilisé les éléments existants comme le bénitier ou encore les tableaux du chemin de croix qu’il a repeint de la même couleur du mur, qui est celle de la terre de Saint-Prim.

Extrait de l'entretien avec claude rutault in Lumières contemporaines - Vitraux du XXIe siècle et architecture sacrée, 20 décembre 2004 :

C.B.-V : Vous disiez que vous étiez contre le monopole des images mais il y en a partout ?

 

C.R : Il y en a plus qu’avant, mais en même temps, on les découvre au fur et à mesure. On a mis des images sur les piliers, on retrouve les figures des saints présents comme Jeanne d’Arc, saint Roch, mais ce sont des photographies, médium d’aujourd’hui, qui représentent des œuvres anciennes et des images contemporaines. Ces photographies créent plus de distance par rapport au médium du tableau. (...)

C.B.-V : On retrouve également votre réflexion sur l’histoire de la peinture ?

 

C.R : Oui, la croix est un clin d’œil à Malévitch ; elle est comme un signe constructiviste, creuse et peinte en jaune à l’intérieur. Les deux niches du chœur rappellent deux scènes religieuses, L’Annonciation et la Pentecôte.

 

Si on regarde bien, tout est peint, il n’y a que de la peinture. Pour moi, c’est une chose essentielle car cela répond d’une part au lieu et d’autre part aux idées que j’ai sur celle-ci. Ce contexte inhabituel m’a permis de vérifier un certain nombre d’idées que j’avais sur la peinture. Si je fais des trous dans une galerie, je connais les réponses, cela fait trente cinq ans que je fais des peintures de la même couleur que le mur donc je commence à connaître les réponses. Ici, vous êtes obligés d’affronter des problèmes que vous ne maîtrisez pas toujours et vous vous pliez à des contraintes nouvelles.  

Bibliographie:

Lumières contemporaines - Vitraux du XXIe siècle et architecture sacrée, catalogue d’exposition, centre international du vitrail, Chartres, du 23 avril 2005 au 31 août 2006, édition du centre international du vitrail, 2005, p.38 à 251.

 

 

« Saint-Prim, une église de notre temps », Chroniques d’Art Sacré, n°87, automne 2006, p.28.

 

Par Christine Blanchet-Vaque - Publié dans : ateliersartistescontemporains
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Lundi 27 novembre 2006

 

 

 

 

 

 

L'arbre aux loups, 1998, huile sur toile, 450x4100cm.

Des loups bleus peuplent l'arbre et veillent sur les secrets des trois jeunes gens.  

En décembre 2003, Carmelo Zagari a accepté d'évoquer son travail de plasticien devant les étudiants du département d'histoire de l'art à l’université d’Aix-en-Provence. Voici un extrait publié dans le catalogue Lumières contemporaines (voir biblio.)

"Je suis un artiste qui prend le médium peinture et l'actionne. Je fais de la figure mais j'ai profondément le sentiment d'être quelqu'un de très conceptuel. Un effet de peau, de charge émotive picturale n'est rien s'il n'y a pas de sens, c'est le néant. La figure pour la figure, non ! Je suis dans la question de la fragilité humaine et dans le rapport obsessionnel au monde d'un acteur- spectateur face à lui et aux autres."

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Entre 1999 et 2001, il a réalisé les 18 vitraux de la chapelle des Mineurs à Faymoreau (Vendée) dans lesquels il propose une vision contemporaine du sujet religieux.  Les personnages, figures du temps présent, nous plongent ainsi dans l'histoire de la vie des hommes et non dans un récit biblique suscitant pour le spectateur une réelle interrogation autour de l’Incarnation.

Bibliographie:

 

Coécrit avec Marc Chauveau, « Le nouveau chœur de l’église de Vassieux en Vercors : Œuvres de Jean-Marc Cerino et Carmelo Zagari », Arts, Cultures et Foi, n°37, septembre 2006, p. 14 à 16.

 Lumières contemporaines - Vitraux du XXIe siècle et architecture sacrée, catalogue d’exposition, centre international du vitrail, Chartres, du 23 avril 2005 au 31 août 2006, édition du centre international du vitrail, 2005, p.38 à 251.

 « Carmelo Zagari », carton d’invitation pour l’exposition Al-licht, chapelle Marienbürg, Nimègue, Hollande, 11 avril au 31 mai 2004, publicatie bij Opstanding in de Stad – van Pasen tot Pinksteren.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Christine Blanchet-Vaque - Publié dans : ateliersartistescontemporains
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