Concours

Mardi 3 juin 2008

 Carole Roberston et Matthew Tyson

De Londres à Piégros la Clastre : l’art d’imprints

 Fondé en 1984 à Londres par Matthew Tyson et Isabella Oulton, imprints est une maison d’édition qui s’est spécialisée dans la publication et la promotion de livres d’artistes. Aussi depuis vingt-quatre ans, cette maison d’édition a multiplié les collaborations avec de nombreux artistes et poètes internationaux comme François Morellet, Bruce Mc Lean, Jérôme Rothenberg, Gottfried Honegger, Richard Long, Jacques Jouet et Frank Badur, etc. Fort de ces premières expériences, en 1992, imprints a également diversifié ses activités avec l’édition d’estampes sous le nom de KA ! Editions. 

 

 

D’abord établis à Londres pendant une dizaine d’années comme galeristes, éditeurs et marchands de livres d’artistes, Matthew Tyson et Isabella Oulton ont ensuite décidé d’installer les ateliers d’imprints en France à Piégros la Clastre dans la Drôme, car selon eux, les Français sont plus sensibles au médium du livre et de l’édition. Depuis ces longues années, leur travail a acquis sur le marché de l’art européen une reconnaissance certaine.

Les relations avec les artistes invités se passent dans une ambiance chaleureuse mais non moins studieuse. Si l’atelier met à la disposition des artistes, les presses typographiques, la  taille-douce ainsi que les impressions numériques,  l’accent est cependant mis sur la dimension expérimentale et plus particulièrement l’imprimerie sans presse (tampons de caoutchouc, pommes de terre, carton et polystyrène) ou celui de la presse détourné, c’est-à-dire utilisée de manière atypique bien que dans un cadre traditionnel.

Les artistes sont encouragés à exploiter les techniques qu’ils souhaitent à condition que cela assure une cohérence avec leur pratique habituelle et leur propos artistique.

Pour les éditeurs d’imprints, le livre fait sens dans sa totalité, et n’est plus un simple “contenant” comme en témoigne le poète Antoine Emaz :

« Il y a une règle du jeu très stricte qui cadre le livre, en accord avec le texte : une liberté contrainte - une façon pour l’artiste d’être entièrement lui-même et au plus près des mots - la patience de l’ajustement. ……un travail qui n’exclut ni le rire, ni la gravité ou le respect : un vrai lieu d’édition. »


Kim Lim


Par Christine Blanchet-Vaque
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Mardi 25 mars 2008



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Ce travail a commencé un peu par hasard…

 

Un matin, par simple curiosité, je suis entré dans une usine abandonnée, l’émotion fût extrême… et voilà.

 

 Juste une petite précision, je suis entré dans ces lieux librement, ne sautant pas la moindre barrière ne poussant aucune porte, bien que certains soient très dangereux… Aucune mise en scène n’a été faite, aucun objet déplacé, je suis passé dans ces lieux rapidement, comme le vent qui les traverse, mais n’en ressortant jamais indemne, en emportant un peu de leur moelle, de leur passé, des bruits qui y résonnèrent, et d’un présent parfois assez violent….

Le titre vient d’un graff trouvé dans une usine près de Grenoble.

Pour moi ces lieux sont les témoins de notre époque industrielle et ce qu’il est en devenir, ce sont nos châteaux forts…
Gilles Morteveille - 2008


Gilles-Morteveille-03.jpg            Gilles-Morteveille-20.jpg

L'artiste exposera ses photographies à la librairie-galerie Lire et Voir à Piolenc du 5 au 20 avril 2008
vernissage le 4 avril à 18h - A cette occasion, une dégustation de vin sera proposée par Vincent Rochette du domaine Roche-Audran (Buisson)
rencontre avec Gilles Morteveille le mercredi 9 avril à 17h (réservée aux adhérents d'Osons! -  informations au osons-association@orange.fr )


Par Christine Blanchet-Vaque
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Mercredi 6 février 2008
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Linda Sanchez
S’il y a des moucherons, c’est qu’il doit y avoir des araignées
 
Exposition du 30 octobre au 15 décembre 2007 à Angle art contemporain à Saint-Paul-Trois-Châteaux.
Dans le cadre des Galeries Nomades avec l’Institut d’art contemporain Villeurbanne-Lyon.
 
 
Dès l’entrée de l’exposition, l’artiste présente un « relevé » de la ville de Saint-Paul-Trois-Châteaux sous la forme d’un dessin monumental, Une heure autour d’Angle, ainsi que d’une vidéo emblématique de ses préoccupations liées à la spatialisation mentale. C’est à partir de ces points d’ancrage que l’ensemble des œuvres se déroule dans les différents étages des salles d’exposition.
Le travail de cette artiste prend des formes variées (dessin, vidéo, sculpture, installation, performance) : ces productions sont toutefois « reliées » par les textes, notes et archives qui les documentent presque systématiquement. A partir d’un environnement domestique, Linda Sanchez expérimente des bricolages et combinatoires de matériaux, d’objets et de gestes du quotidien. Elle consigne des observations et hypothèses, elle élabore des protocoles, relançant et modifiant sans cesse ces opérations de construction / déconstruction. Dans un rapport très physique à son travail, elle poursuit ainsi une démarche proche dans ses modalités de celles d’un chercheur scientifique. Cette dimension empirique, qui privilégie une pratique méthodique et une activation constante du regard, s’articule avec une dimension conceptuelle qui traque quant à elle le procédé et l’énonciation.
(texte de présentation IAC - Angle) 

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Née en 1983 à Thonon-les-Bains (Haute-Savoie), Linda Sanchez vit à Lyon, après avoir obtenu le DNSEP à l’Ecole d’Arts d’Annecy en 2006.
Par Christine Blanchet-Vaque - Publié dans : ateliersartistescontemporains
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Lundi 29 octobre 2007

 

Actuellement, Carole Challeau poursuit une résidence d'artiste à  Monteux dans le Vaucluse. Durant des mois, elle  s'est plongée au coeur de l'histoire de la ville marquée par des personnalités  comme saint Gens, le Dr Gibon qui a voué sa vie aux miséreux ou encore la cantatrice Rosa Bordas . 

Avec la finesse d'esprit qui la caractérise, Carole Challeau a exploré ce territoire afin d'en restituer une mémoire, une mémoire transfigurée par son regard d'artiste. Son exposition est conçue comme un parcours ponctué par des oeuvres différentes mais dont la cohérence ne fait nul doute. Les racines pourraient être le titre de cette manifestation : on pense à son travail sur les branches, les brindilles mais ici ce sont aussi les racines humaines auxquelles elle fait allusion : "Des enchevêtrements de racines, de lianes, de veines, sortent de ramifications symboliques toujours en expansion créant de nouveaux liens, débordant même de la silhouette humaine pour se fondre dans l'environnement." 

"Peinture murale qui représente un arbre de vie gigantesque : il peut faire référence à un système veineux comme à un ceps de vigne, en écho à la miraculeuse source de vin de Saint-Gens."

On note ici le retour à la forme humaine comme les deux dessins à l'encre blanche sur  papier rouge ou encore celui grandeur réelle à la mine de plomb sur papier pour piano.

Exposition à découvrir à la MJC de Monteux

Du 25 septembre au 15 décembre 2007

infos : 04 90 66 23 93

Par Christine Blanchet-Vaque - Publié dans : ateliersartistescontemporains
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Lundi 24 septembre 2007
Piolencity, ville mond’ail
15 et 16 septembre 2007
Chapelle des Pénitents et l’église Saint-Pierre à Piolenc
 
 
 
Invité dans le cadre des Journées européennes du patrimoine dont le thème était Les métiers du patrimoine, des hommes et des femmes au service des biens culturels, Didier Tallagrand a choisi d’investir l’église Saint-Pierre et la chapelle des Pénitents à Piolenc. Dans ces édifices, lieux symboliques et témoignages du passé, l’artiste projette l’image d’une ville en devenir. Sa proposition intitulée Piolencity, est une vision « originale » et « insidieuse » de l’évolution de la ville et de son urbanisme qui tend à s’étendre au-delà de son centre historique. Dans ce projet utopique, le village rural d’antan se transforme peu à peu en une ville de plus en plus importante qui se construit avec les hommes et les femmes venus d’ici et d’ailleurs. Ainsi de façon sous-jacente, l’artiste tente de poser un certain nombre de questions comme par exemple celle de l'origine. 
             
            A la chapelle des Pénitents, l'artiste a conçu un diaporama de vues non reconnaissables de Piolencity qui sont en fait des images des villes natales de certains habitants de l’actuel Piolenc et sur lesquelles apparaissent leur date de naissance constituant pour lui : « Des origines floues qui recomposent une communauté villageoise dans sa diversité et par la cadence de défilement proposent une richesse architecturale, culturelle et donc humaine assez éloignée du seul clocher de Piolenc ».  
A l’église Saint-Pierre, l’artiste a présenté une installation au sol, une plaque noire légèrement flottante clairsemée de points lumineux qui se révèle être une vue d’avion de nuit de la ville : « Les points lumineux des éclairages publics reconstituent le tracé des rues et dévoilent le schéma urbain développé en fleur d’ail à partir de l’écusson historique, seule partie conservée de l’actuel Piolenc ».  Cette église, qui en des temps anciens était fille de Cluny, continue donc par sa situation géographique dans le tissu urbain à être un repère incontournable de notre culture et à être au cœur de la vie des hommes.
 
Par Christine Blanchet-Vaque - Publié dans : ateliersartistescontemporains
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